Les addictions concernent principalement les substances psycho-actives.
Elles peuvent être licites - tabac, alcool, médicaments - ou illicites - cocaïne, héroïne, ecstasy, cannabis, amphétamines… Les pratiques addictives peuvent aussi exister sans substance psycho-active : il en est ainsi des troubles alimentaires boulimie, anorexie, du jeu pathologique, de la pratique du sport
intensif ou de la cyberdépendance.
Il existe parmi ces addictions un écart notoire de dangerosité, mais toutes respectent les critères de la dépendance : perte de contrôle, monopolisation
de la pensée, poursuite du comportement addictif en dépit des conséquences négatives sur la vie personnelle, affective et sociale de l'usager, besoin d'augmenter les doses, apparition d'un état de manque en cas d'arrêt de la consommation ou du comportement addictif.
Une authentique maladie du cerveau
L'addiction ne doit plus être considérée comme un état de faiblesse, mais comme une authentique maladie du cerveau. Et traitée comme telle. Au fil des usages et des abus, le cerveau s'est transformé et ne fonctionne plus normalement. La pensée, le sommeil, l'humeur et l'alimentation sont perturbés, la relation aux autres se modifie ainsi que l'idéal de vie.
Cette maladie exacerbe l'émotion et l'hypersensibilité des patients.
Au fur et à mesure, les circuits de la volonté et de la dépendance
se croisent de plus en plus rarement. Il ne suffit plus de vouloir pour pouvoir.


